Au début du XXe siècle, un nouveau type d'échafaudage, apparaît sur les chantiers. Tout en étant roulant, il permettait
à la fois le levage des matériaux et leur transport.
En
1914,
l'ingénieur Palmer Jones dépose le brevet d'un échafaudage
alliant le métal et le bois ; un pas est franchi lorsque, après la
Première Guerre mondiale, ce même ingénieur et son frère inventent un nouveau
collier pour assembler les tubes entre eux.
L'évolution
de la conception des échafaudages s'est amorcée dans les années trente, comme en
témoigne celui qui entourait, en 1935, la flèche de Notre-Dame, à Paris ; il
apportait une très nette amélioration sur le plan de la protection contre les
chutes. La notion de sécurité apparaît sur les chantiers.
Une période décisive
se situe dans les années cinquante, avec l'immense effort de reconstruction
durant les trois décennies d'après-guerre. Elle se traduit par la
transformation des conditions de travail et celle du matériel.
La sécurité des hommes
circulant sur ces constructions provisoires devient la principale préoccupation.
Pour les ouvriers
travaillant sur les échafaudages, l'accident ne doit pas être une
fatalité.
Autrefois, le travail de
l'échafaudage nécessitait le savoir-faire des charpentiers. Aujourd'hui, son
calcul et ses plans utilisent les règles de la charpente métallique et le
concours de l'informatique ; son montage et sa mise en place s'effectuent plus
rapidement et avec plus de sécurité grâce aux éléments préfabriqués de montage
et à la normalisation du matériel.
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