L'antiquité

L'évolution de l'échafaudage.

De l'échafaud en bois, au matériel sophistiqué, créé par ordinateur.

  L'échafaudage est né avec les premières activités humaines. Depuis ces temps reculés, cet assemblage provisoire (longtemps appelé échafaud) sur lequel travaillaient les ouvriers, reste étroitement lié aux travaux d'édification des bâtiments. Depuis la Révolution française, le mot échafaud continue d'être associé à la guillotine et au supplice, alors que celui d'échafaudage entrait dans le vocabulaire des bâtisseurs. Malgré l'évolution des méthodes de construction, il y règne toujours.

  Sans le contredire entièrement, des spécialistes estiment, eux, que les Egyptiens construisaient des rampes de briques adossées aux fondations et qui permettaient aux ouvriers d'accéder à des niveaux de plus en plus élevés. Cette technique servait aussi à mettre en place de gigantesques pierres, à les dresser à la hauteur voulue grâce à un système de silo vertical rempli de sable, évacué par la suite.

  Les bâtisseurs de cathédrales ont largement fait appel aux échafaudages, indépendants ou encastrés. Les fresques médiévales nous restitue la complexité de certains montages. D'autres constructions provisoires, telles les tours de siège, obéissaient, au Moyen Age, aux même règles d'assemblage. Les assaillants s'en servaient pour attaquer les remparts des cités ou des châteaux et pénétrer dans la forteresse.

  Après la Renaissance, les échafaudages étaient encore réalisés avec des bois ronds assemblés à l'aide de cordages. Au milieu du XVIIIe siècle, des illustrations montrent des maçons juchés sur un ouvrage leur permettant d'atteindre le haut des murs.

 

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